Se déplacer à Buenos Aires : Economisez grâce aux transports en commun
Se déplacer à Buenos Aires, en transports en commun ou en taxi, est facile et bon marché. C’est long : embouteillages, manifestations… mais le plus souvent, un peu de patience et un bon livre…

Les Taxis
Au tout début, le temps de découvrir Buenos Aires, les taxis sont le plus sûr moyen d’arriver à destination. Les transports en commun sont pratiques une fois que l'on sait à peu près où l'on va. A part un chauffeur exhibitionniste, je n’ai jamais eu de problème avec les taxis… quelques uns ne connaissent pas la ville, mais l’avouent volontiers. Au Mexique, certains chauffeurs évitent de mettre leur compteur, pour réclamer à l’arrivée un prix exorbitant (surtout de nuit dans une rue déserte). Les oublis sont rares en Argentine, et à chaque fois on m’a proposé de ne payer que le prix indiqué au compteur. Il est exceptionnel d'observer de longs détours inutiles, comme il est de tradition dans certaines villes... Il est imprudent de généraliser, mais dans l’ensemble, les taxis de Buenos Aires me font l’effet de gens honnêtes.
Le conseil habituel est de préférer un radio-taxi plutôt qu’un taxi indépendant. Pourquoi pas ? le fait que le taxi soit relié à une centrale peut représenter une sécurité supplémentaire. Un geste important pour votre sécurité : verrouiller les portes arrières de la voiture, surtout de nuit. Le chauffeur le fait souvent lui-même, si vous oubliez. La plupart des courses à l’intérieur de Capital (Buenos Aires à proprement parler, sans la banlieue) coûtent de 20 à 45 pesos. Il n’est pas habituel de laisser un pourboire, mais il est d’usage d’arrondir le prix de la course : par exemple, payer 18 pesos plutôt que 17,30. La pénurie de pièces de monnaie à Buenos Aires est bien réelle, même si la situation s'est beaucoup améliorée avec l'introduction de la carte magnétique pour les bus. Un autre commentaire positif sur les taxis de Buenos Aires ? Il suffit de lever les yeux pour en voir un. Difficile d’attendre plus d’une minute ou deux sans qu’en apparaisse un disponible. Que demande le peuple ?
Le Métro ("Subte")
Une fois que l’on connaît mieux Buenos Aires… le taxi devient une dépense inutile. Beaucoup moins cher, le métro est aussi plus rapide. Passer aux transports en commun, tout en gardant le taxi pour certaines déplacements (surtout la nuit) permet de diviser par dix son budget transports. Depuis début janvier 2011, à 2,50 pesos le billet, ce n'est plus le moyen de transport le moins cher ! Subventionné par l'Etat jusque-là, le métro est passé sous la responsabilité de la Ville de Buenos Aires, et le prix du billet a plus que doublé. Cependant, ça reste plus qu'abordable, rapide, et c’est facile : il y a un Plan du métro dans chaque station. Le réseau est peu pratique : les quelques lignes forment un éventail, avec la station “9 de Julio” comme point où elles se croisent toutes, et peu d’autres intersections. Vraiment très peu. Autre détail troublant… la même station porte un nom différent selon la ligne où elle se trouve. Celle qui sert de point d'intersection entre toutes s’appelle “Carlos Pellegrini” sur la ligne B, s’appelle “9 de Julio” sur la ligne D, et “Diagonal Norte” sur la ligne C. Mais c’est la même ! De sorte que si vous descendez à Diagonal Norte pour prendre la ligne D, au retour, n’attendez pas d’arriver à Diagonal Norte pour descendre. Au retour, vous êtes sur la ligne D et il vous faudra descendre à “9 de Julio” pour reprendre votre correspondance en sens inverse. Il n’y a pas d’abonnements pour le métro, mais une carte magnétique (Subtecard, carte Sube, carte Monedero) qui peut être rechargée avec la somme que l’on veut. Ce crédit reste valable indéfiniment, et il est remplacé en cas de vol de la carte. Le métro s’arrête vers dix heures du soir. Les nombreux bus prennent le relais.
Le Bus (“Colectivo”... et toute une série de petits surnoms affectueux)
Tout un poème… mais aussi un moyen de parcourir toute la ville et sa banlieue sans faire exploser son budget. Ils sont nombreux, leur grille couvre toute la capitale et les environs proches, et ils sont fréquents. Y compris de nuit.
Un billet coûte de 1,10 pesos à 1,75 pesos, selon la distance. Le plus courant est 1,25 pesos. Si l’on vous annonce 1,75, essayez de vous asseoir, il y en a pour plus de 12km… Jusqu'ici, le bus se payait uniquement en pièces de monnaie. Désormais, on peut se procurer une carte magnétique, la carte SUBE. Elle est gratuite, on la charge du montant que l'on veut. La même carte sert pour le métro et le bus, et vous libère de la chasse aux pièces de monnaie... Sans carte, il faut payer en pièces ; on ne peut pas payer avec un billet, même de 2 pesos. C'est dû au fait que l'on met les pièces dans une machine, le chauffeur ne manipule pas d'argent. Mais franchement, même pour un court séjour, il est bien plus pratique de se faire faire une carte SUBE et de la recharger aux guichets du métro.
Comment savoir quel bus prendre ? C’est un problème. Il est indispensable de toute façon d’acheter “La Guía” (vendeurs ambulants dans le métro ou à la sortie du métro, kiosques à journaux), la carte des transports en commun. Celle-ci est indispensable pour ses plans de Buenos Aires avec un index des rues, et le plan du métro. En prime, en face de chaque plan, une grille indique quels bus passent dans chaque case du plan. C’est extrêmement peu pratique et peu lisible… Si le même bus n’apparaît pas dans la case de départ et la case d’arrivée, ou les cases adjacentes, il est à peu près impossible de savoir où changer. Une fois que l’on a une idée assez précise de sa destination, interroger les gens qui font la queue à l’arrêt de bus donnent souvent de meilleures informationss. Les Argentins respectent scrupuleusement la queue à l’arrêt de bus (et les files d’attente en général). Il est traditionnel de laisser passer d’abord les femmes enceintes, et très, très mal vu de ne pas leur offrir un siège vers l’avant sans qu’elles aient besoin de le demander. La même chose vaut pour les gens – homme ou femme – portant un petit enfant dans les bras, et les personnes âgées. Les poussettes, très rares, sont toujours repliées. Vous le remarquerez rapidement : un bus ne s’arrête que si on lui fait signe.

Les "Remis"
Le “remis” est une sorte de version du taxi. Il s’agit d’une petite entreprise comptant plusieurs chauffeurs et voitures, que l’on peut réserver par téléphone ou demander sur place. En l’absence de clients, ils attendent dans leur petit bureau au lieu de parcourir les rues. C’est normalement moins cher qu’un taxi, et l’on peut réserver une voiture à l’avance. C'est un des moyens de transport les plus sûrs. Pour se rendre à l’aéroport, ils reviennent moins cher qu’un taxi avec compteur, et viennent volontiers vous chercher au retour. Demandez le prix par téléphone avant de réserver.
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