Comment est le climat à Buenos Aires ?


Curieux de savoir quel type de climat vous attend à Buenos Aires ?

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne ? Il fait BEAU.

OK, pas tous les jours. Mais la plupart du temps.

Buenos Aires erc en ciel sur San Telmo




L’hiver est bref et doux (deux mois par an), le printemps et l’automne sont les meilleures sainsons et durent une éternité (disons sept mois en tout), et l’été est une fournaise, de sorte que l’on souhaite juste en finir rapidement. A part l’exaltation de vivre dans des conditions extrêmes, et le charme très “tropical” qui s’associe aux images de sieste torride et de ventilateur tournant au plafond… l’été n’a pas grand-chose de recommandable.

Oh, et un détail : les saisons sont complètement inversées par rapport à la France. La période estivale va de décembre à fin février.
En fait, le temps à Buenos Aires est extrêmement variable ; cela a de bon que quand il est couvert, il ne le reste jamais bien longtemps.

Il est rare d’avoir trois ou quatre jours de mauvais temps à la suite. Mieux : même en plein hiver, il n’est pas rare d’avoir des après-midi froids et ensoleillés. La lumière est abondante, et si le soleil disparaît dans la grisaille, ce n’est jamais pour longtemps. Amoureux de la lumière, réjouissez-vous !

Et la mauvaise nouvelle ?

Buenos Aires est une ville humide. Cela ne veut pas dire qu’il pleuve souvent. Non, cela veut dire que quand il fait chaud, c’est une chaleur lourde, étouffante.

Cela veut dire des journées entières ou chaque personne que l’on rencontre jette un coup d’oeil au ciel en disant “s’il seulement il pleuvait un peu !”

Les fruits moisissent dès qu’on les laisse hors du frigo. Le métro est une étuve, bien plus proche du bain turc que du sauna. Toute personne parcourant plus de deux stations somnole, les yeux fermés. La sieste n’est plus une option, mais une obligation.


Buenos Aires Architecture style 1900




Quand l’orage vient, en revanche, il n’est pas mesquin. Buenos Aires est située sur l’estuaire du Rio de la Plata, non en bord de mer, mais c’est tout comme.

Les orages sont typiques du bord de mer : rapides et violents. Ils peuvent se déclencher d’un seul coup, avec une force impressionnante. Le climat est latin : il est rare qu’il pleuviote dans son coin. Quand il se met en colère, c’est du déluge, avec assortiment d’éclairs et de tonnerre, et concert de klaxons dans les avenues inondées.

Ce qui ne veut pas dire que l’orage soit toujours bref. Une pluie violente peut durer, durer…

Or, rien n’est prévu pour un climat aussi extrême.

Après dix minutes, on ne peut plus traverser la rue sans se mouiller jusqu’aux chevilles. En vingt minutes, l’eau dévale les escaliers du métro et transforme les couloirs en ruisseaux. En une demi-heure, certaines artères sont impraticables pour les voitures.

Lors d’un orage qui n’a pas duré plus d’une heure, j’ai vu les plafonds du métro se mettre à pleuvoir eux aussi, à cause des nombreuses infiltrations venant de la rue au-dessus. Plusieurs lignes ont été fermées, inondées. Les couloirs nageaient sous plusieurs centimères d’eau. Les voies, bien davantage.

Le lendemain, il faisait beau et il n’en restait que des flaques dans les couloirs.

Autre conséquence d’un orage violent : les coupures de courant. Pas grand-chose à faire sinon prévoir une lampe-torche, et surtout… des allumettes ! Parce que sans courant, pas de micro-ondes, et pas non plus d’étincelle magique pour allumer le gaz. Donc pas de possibilité de faire chauffer de l’eau (ni cuisiner).

Or quand on rentre chez soi trempé jusqu’aux os, il est extrêmement frustrant de ne pas pouvoir se préparer un thé bien chaud ou un café.

Donc, prévoir des allumettes. On fait toujours les courses par beau temps. On a toujours l’impression que le prochain orage est loin…

Les immeubles récents ont parfois un groupe électrogène perso pour ces cas-là. Mais ce n'est vrai que pour les appartements récents ET chers. Le reste de la ville reste aux allumettes.

Pluies diluviennes mises à part, le climat à Buenos Aires est doux, clément.

Assez semblable à celui du sud de la France, un peu plus doux en hiver (on descend très rarement en-dessous de 6 degrés, le jour), et plus chaud en été – en tout cas, c’est l’impression qu’il donne. Trente degrés paraissent bien plus de trente, quand l’air est saturé d’humidité.

Une impression générale ? on ne reste jamais bien longtemps sans voir le soleil. D’où ma bonne nouvelle au début de cette page : il fait beau. Pas tout le temps, mais très fréquemment.


Quitter "Climat à Buenos Aires" et revenir à la page d'accueil



Accueil - Mentions Légales et Charte Vie privée - Contactez-moi